Publication originale le 14 Août 2006
Il fait nuit. Comme d'habitude quoi ! (Pourquoi ce quoi ? Par défaut de langage en ma bouche. Je me promets de l'éradiquer depuis un moment pourtant.) Je vis en partie la nuit. J'aime cette sensation d'être "seul" réveillé. Il y fait aussi plus frais et cela évite ainsi à mes neurones de cramer pendant la canicule. La canicule étant finie pour le moment, je vais pouvoir me servir de mes neurones la journée aussi, mais ils sont tout de même plus au frais la nuit. Tout comme le Pentium IV de mon ordi en fait.
Vous êtes maintenant habitué(e)s de mes digressions sans fin. Et comme digression rime avec agression vous connaissez déjà le sujet du jour. Ma peur de l'agression. Agression au sens large, agression des biens se finissant en agression personnelle. J'entends par là le cambriolage de maison habitée. En effet je vis en appartement. Mais pour ce qui est de la maison, c'est quand je suis chez mes parents que l'affaire devient ma préoccupation nocturne. L'oreille en alerte, le moindre bruit est décrypté. Mais mon imagination a tôt fait fréquemment de déformer la réalité. C'est ainsi que je suis toujours persuadé qu'un inconnu rôde dans les pièces voisines. Ouvre des portes, se cache, risquant à tout moment de m'attraper une cheville depuis le dessous d'un meuble ou depuis les marches de l'escalier voisin.
Donc la nuit au moindre craquement, j'allume ma lumière de chevet. Et plus rien. Je tends encore plus l'oreille, jusqu'à ce qu'elle refuse de se tendre plus. Cette oreille n'est donc pas tendre envers moi. Parfois je continue à entendre du bruit. Encore si le bruit venait de l'ensemble cuisine/salle à manger, je pourrais (je n'ai pas dit pour autant que je le ferais) m'imaginer que c'est le chat (puisqu'il passe en miaulant au milieu de ce billet, j'ai l'occasion de vous annoncer que j'en reparlerai prochainement). Mais quand le bruit provient du salon attenant à ma piaule, c'est différent. Nul chat possible en ce lieu (enfin normalement). Il faut donc se rendre à l'évidence, le bruit provient d'une autre source. Et c'est là que le pro vient. Oui le pro du commando nocturne dans une maison endormie.
En fait le coeur de mon sujet apparaît enfin. C'est bien de cela que je voulais vous parler séance tenante. Mais pour ça, il fallait que je vous introduise le problème. Ainsi un soir une nuit de la quatorzaine dernière (Il y a bien "la semaine dernière", alors pourquoi pas la quatorzaine ?) des bruits de pas humain se faisaient entendre (Cela démontre donc que c'était un bruit "fort", si le bruit avait été plus faible, j'aurais simplement écrit "j'entendis un bruit". Et là se pose un problème, je viens d'écrire "entendis", passé simple, alors que dans la phrase hors parenthèses dans lesquelles nous sommes encore, j'écris "faisaient", imparfait. Alors pourquoi ne pas marquer, "se firent entendre". Je présume que mon cerveau a dû vouloir par ce procédé indiquer que l'action n'est pas terminée. Et maintenant je suis perdu. Sur le temps à utiliser s'entend. Ou alors tout simplement il exprime la répétition d'une action (ce qui est le cas ici), je remercie au passage mon Bescherelle.). (Je voulais continuer la phrase, mais avec la parenthèse, elle est trop coupée. Puis après tout elle se suffit à elle-même en l'état.) Ainsi, puisque ces bruits se faisaient entendre, et que l'allumage de ma loupiote ne les arrêta pas, je me décidais à sortir en territoire hostile, loin de ma base. C'est ainsi que je parcourus le couloir sans me retourner, au pas de charge (par miracle, le bruit que je fis ne réveilla point mes géniteurs, et si tel avait été le cas, ma mission se serait terminée en échec, le bruit des cris aurait couvert, non seulement le bruit de mes pas, mais aussi celui des pas de l'intrus supposé.) Le couloir se terminant, je saisis la lampe de poche se trouvant à ma droite et la braquai dans le sens inverse de ma course, donc vers l'endroit duquel je venais. Rien ! Rendez-vous compte, personne à ma poursuite. En fin de compte, c'est un peu normal. Mais bon continuons à dérouler le récit de l'aventure. Permettez-moi juste de sauter une ligne pour éviter que le texte ne fasse trop "pavé". Parce qu'en matière de pavé, je préfère celui de boeuf.
Me voici revenu après ce périlleux saut de ligne. (Oui, elle est facile, un saut périlleux..., mais pour autant dois-je m'attendre à un effet boeuf ?). A ma gauche, en avançant de 2 pas, la porte de la cuisine. Je tourne la poignée (poignée bouton pour tout vous dire, c'est pourquoi je la tourne et ne l'abaisse point). Je pousse légèrement sur la porte, puis l'ouvre d'un coup, torche braquée, rien ! Encore bredouille (remarquez, je préfère ça). Je débarque dans la salle à manger. Et là il est allongé sur la table, poil hérissé, yeux méchants. Qui ? Mais mon chat, vous ne suivez donc point ! Je le laisse à sa torpeur nocturne, et retourne de ce pas continuer ma quête de l'intrus. Aucune pièce ne sera laissée sans inspection. Chaque dessous de meuble est vérifié. Même les placards seront visités. Je dois m'y résoudre. M'avouer vaincu. Personne ne s'est introduit dans la maison cette nuit-là. Je peux donc retourner voir si mon lit veut bien de moi.
Deux jours après, France 3 nous a rediffusé un reportage sur l'entraînement et surtout le recrutement des équipes du G.I.G.N.. On ne peut donc pas dire que je fus influencé par cela. Mais par quoi alors ?
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