Philippe D.

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi, mars 20 2009

Operation commando dans le couloir

Publication originale le 14 Août 2006

Il fait nuit. Comme d'habitude quoi ! (Pourquoi ce quoi ? Par défaut de langage en ma bouche. Je me promets de l'éradiquer depuis un moment pourtant.) Je vis en partie la nuit. J'aime cette sensation d'être "seul" réveillé. Il y fait aussi plus frais et cela évite ainsi à mes neurones de cramer pendant la canicule. La canicule étant finie pour le moment, je vais pouvoir me servir de mes neurones la journée aussi, mais ils sont tout de même plus au frais la nuit. Tout comme le Pentium IV de mon ordi en fait.

Vous êtes maintenant habitué(e)s de mes digressions sans fin. Et comme digression rime avec agression vous connaissez déjà le sujet du jour. Ma peur de l'agression. Agression au sens large, agression des biens se finissant en agression personnelle. J'entends par là le cambriolage de maison habitée. En effet je vis en appartement. Mais pour ce qui est de la maison, c'est quand je suis chez mes parents que l'affaire devient ma préoccupation nocturne. L'oreille en alerte, le moindre bruit est décrypté. Mais mon imagination a tôt fait fréquemment de déformer la réalité. C'est ainsi que je suis toujours persuadé qu'un inconnu rôde dans les pièces voisines. Ouvre des portes, se cache, risquant à tout moment de m'attraper une cheville depuis le dessous d'un meuble ou depuis les marches de l'escalier voisin.

Donc la nuit au moindre craquement, j'allume ma lumière de chevet. Et plus rien. Je tends encore plus l'oreille, jusqu'à ce qu'elle refuse de se tendre plus. Cette oreille n'est donc pas tendre envers moi. Parfois je continue à entendre du bruit. Encore si le bruit venait de l'ensemble cuisine/salle à manger, je pourrais (je n'ai pas dit pour autant que je le ferais) m'imaginer que c'est le chat (puisqu'il passe en miaulant au milieu de ce billet, j'ai l'occasion de vous annoncer que j'en reparlerai prochainement). Mais quand le bruit provient du salon attenant à ma piaule, c'est différent. Nul chat possible en ce lieu (enfin normalement). Il faut donc se rendre à l'évidence, le bruit provient d'une autre source. Et c'est là que le pro vient. Oui le pro du commando nocturne dans une maison endormie.

En fait le coeur de mon sujet apparaît enfin. C'est bien de cela que je voulais vous parler séance tenante. Mais pour ça, il fallait que je vous introduise le problème. Ainsi un soir une nuit de la quatorzaine dernière (Il y a bien "la semaine dernière", alors pourquoi pas la quatorzaine ?) des bruits de pas humain se faisaient entendre (Cela démontre donc que c'était un bruit "fort", si le bruit avait été plus faible, j'aurais simplement écrit "j'entendis un bruit". Et là se pose un problème, je viens d'écrire "entendis", passé simple, alors que dans la phrase hors parenthèses dans lesquelles nous sommes encore, j'écris "faisaient", imparfait. Alors pourquoi ne pas marquer, "se firent entendre". Je présume que mon cerveau a dû vouloir par ce procédé indiquer que l'action n'est pas terminée. Et maintenant je suis perdu. Sur le temps à utiliser s'entend. Ou alors tout simplement il exprime la répétition d'une action (ce qui est le cas ici), je remercie au passage mon Bescherelle.). (Je voulais continuer la phrase, mais avec la parenthèse, elle est trop coupée. Puis après tout elle se suffit à elle-même en l'état.) Ainsi, puisque ces bruits se faisaient entendre, et que l'allumage de ma loupiote ne les arrêta pas, je me décidais à sortir en territoire hostile, loin de ma base. C'est ainsi que je parcourus le couloir sans me retourner, au pas de charge (par miracle, le bruit que je fis ne réveilla point mes géniteurs, et si tel avait été le cas, ma mission se serait terminée en échec, le bruit des cris aurait couvert, non seulement le bruit de mes pas, mais aussi celui des pas de l'intrus supposé.) Le couloir se terminant, je saisis la lampe de poche se trouvant à ma droite et la braquai dans le sens inverse de ma course, donc vers l'endroit duquel je venais. Rien ! Rendez-vous compte, personne à ma poursuite. En fin de compte, c'est un peu normal. Mais bon continuons à dérouler le récit de l'aventure. Permettez-moi juste de sauter une ligne pour éviter que le texte ne fasse trop "pavé". Parce qu'en matière de pavé, je préfère celui de boeuf.

Me voici revenu après ce périlleux saut de ligne. (Oui, elle est facile, un saut périlleux..., mais pour autant dois-je m'attendre à un effet boeuf ?). A ma gauche, en avançant de 2 pas, la porte de la cuisine. Je tourne la poignée (poignée bouton pour tout vous dire, c'est pourquoi je la tourne et ne l'abaisse point). Je pousse légèrement sur la porte, puis l'ouvre d'un coup, torche braquée, rien ! Encore bredouille (remarquez, je préfère ça). Je débarque dans la salle à manger. Et là il est allongé sur la table, poil hérissé, yeux méchants. Qui ? Mais mon chat, vous ne suivez donc point ! Je le laisse à sa torpeur nocturne, et retourne de ce pas continuer ma quête de l'intrus. Aucune pièce ne sera laissée sans inspection. Chaque dessous de meuble est vérifié. Même les placards seront visités. Je dois m'y résoudre. M'avouer vaincu. Personne ne s'est introduit dans la maison cette nuit-là. Je peux donc retourner voir si mon lit veut bien de moi.

Deux jours après, France 3 nous a rediffusé un reportage sur l'entraînement et surtout le recrutement des équipes du G.I.G.N.. On ne peut donc pas dire que je fus influencé par cela. Mais par quoi alors ?

lundi, mars 16 2009

Sonner les cloches de France Télécom

Publication originale le 2 Août 2006

La sonnerie qui déclenche mon ire...

Vous dormez profondément du juste repos nocturne suite à votre déménagement. Vous dormez, dis-je. Le sommeil vous à emporté depuis quelques temps vers d'autres mondes. Il est 3 heures du mat'. Trois heures ? Quelle imprécision en ma bouche ! Alors il est l'heure pour moi de me rectifier : il était 3h16, je vous épargnerai les secondes n'ayant noté ce détail. Ne nous égarons pas pour autant. Restons sur le sujet. Vous noterez néanmoins au passage comme les deux phrases qui précèdent me font gagner du temps sur mon sujet. Elles ne le traitent et pourtant sont pleines de bonne volonté à son égard. Peut-être oraliserais-je trop mon écriture ? Je m'égare encore et pourtant j'étais prévenu par un "Gare à toi si tu t'égares !" tonitruant à mes fragiles oreilles. Re-égarons-nous sur le sujet si vous me le permettez.

France Télécom, disions-nous pour le sujet du jour (comme il existe le plat du jour). France Télécom à cela d'utile maintenant qu'un simple appel sur son serveur vocal automatique (j'y reviendrais dans un autre billet) suffit pour s'abonner à moult services gratuits ou payants. C'est ainsi qu'à peine mon téléphone posé sur mon bureau (17h) et branché à la prise (17h01 le temps de la trouver), il me prit l'idée de me réabonner à la messagerie vocale gratuite offerte par l'opérateur dit historique (C'est certes plus long que "France Télécom", mais cela m'évitait de le dire une fois de plus dans ce billet). Le serveur de sa voix inqualifiable me confirme mon abonnement et m'informe de la disponibilité du service sur ma ligne à compter du lendemain. Je confirme ! A 3h16 (donc), le téléphone sonne, c'est la messagerie vocale qui est heureuse de m'annoncer qu'elle fonctionne dès la présente minute et que je peux sur le champ la configurer si je désire. A cette heure-ci, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs de FT (quel doux surnom !) je DORS, ou si je ne fais que semblant, j'aimerai que l'illusion en soit parfaite à vos yeux et qu'ainsi vous évitiez de me déranger à cette heure-là. Me risquerais-je à vous demander de reconfigurer votre serveur pour lui dire d'appeler uniquement pendant des heures convenables ? Si encore je demandais l'activation en appelant le serveur sur le coup des 3 heures du mat', je comprendrais que celui-ci se venge en m'appelant dans le quart d'heure suivant (Encore aurait-il une minute de retard, oui, oui, relisez l'heure au début du post, et vous lirez qu'il était 3h16), mais par contre s'il ne le fait dans le quart d'heure, il aurait la gentillesse de ne le faire qu'après mon réveil officiel (7h00), je ne lui demande pas d'attendre l'officieux (11h30).

Peut-être me direz-vous pour finir que c'est bien fait pour ma poire de n'avoir pas débranché mon téléphone pour la nuit ? Auquel cas je ne vous salue point. Dans le cas contraire, je vous remercie d'avoir assisté à l'exploitation nocturne de mes délires diurnes, à moins que ce ne fusse l'inverse. Qui sait ?

samedi, mars 14 2009

Supplément chien ?

Publication originale le 22 Mai 2006

J'étais ce week end qui vient de passer en Suisse, à Lausanne tout d'abord pour visiter le musée olympique. Puis à Martigny voir la rencontre des deux destins que fut celle de Camille Claudel et Auguste Rodin, exposition à la Fondation Pierre Gianadda.

Mais alors pourquoi intituler ce billet "supplément chien ?" ? Rassurez-vous j'y viens.

De passage à Lausanne, non loin de l'office du tourisme, tout au bord du lac Léman, longeant la route principale, je vis ce que je pensais et pense être une péripatéticienne. L'habillement renseignait habilement sur la personne, sa démarche également. Tout en elle y faisait penser. Et pourtant ! Pourtant je m'interroge encore. En effet, cette demoiselle de petite vertu portait, ou arborait devrait-on plutôt dire, un chien au sein de ses bras. Oh ! un petit chien rassurez-vous (Quelle race ? Je ne saurais dire, mais je sais que ce n'était point un Carlin). Ce qui m'amène progressivement au titre. Ainsi le "client" devra-t-il régler un supplément pour embarquer la maîtresse avec le chien ? Ou est-il prévu un tarif "supplément inclus" ? De plus, dans le cas où le client et la professionelle se rendraient à l'hôtel pour 59 minutes ou 1 heure et 1 minute au choix, le client devra-t-il s'acquitter du supplément pour animaux auprès de l'hôtelier, et ce après avoir acquitté déjà le prix de l'acte, plus le "supplément chien" ?

Las de chercher, j'ai abandonné ma réflexion et vous la livre inachevée.

jeudi, mars 12 2009

Mon rêve... l'image de mon rêve, ou le rêve de mes images...

Publication originale le 6 Avril 2006

Une salle d'attente dans un aéroport.

Le jour va se lever, il pointe sa lueur au loin.

L'odeur du café picote mes narines.

Au bas, les premiers avions du matin déchargent leurs passagers, les journaux et le courrier, des fruits aussi parfois.

Le monde se réveille sous mes yeux.

La lumière jaune des lampadaires du tarmac me sort doucement du sommeil qui m'habite encore.

Les agents de piste circulent dans leur engins.

La compagnie nous invite à monter dans l'appareil.

Nous prenons le café, les croissants et découvrons les unes des journaux.

En montant, une brise fine vient froler nos joues.

Une nouvelle journée commence.

mardi, mars 10 2009

Article Premier ou la chance du Dalloz 2004

Publication originale le 21 Mars 2006

Ayant un jour embrassé le dessein d'étudier le droit, je m'étais à l'époque muni d'un Code Civil Dalloz édition 2004 acheté neuf un mois avant la sortie de la nouvelle mouture.

Après réflexion et lectures (dudit code) grand bien m'en prit.

En effet, il se trouve dans l'édition 2004 la version "originale" de l'article 1er :

Les lois sont exécutoires dans tout le territoire français, en vertu de le promulgation qui en est faite par le Roi [le Président de la République].
Elles seront exécutées dans chaque partie du Royaume [de la République], du moment où la promulgation pourra en être connue.
La promulgation faite par le Roi [le Président de la République] sera réputée connue dans le département de la résidence royale [dans le département où siège le Gouvernement], un jour après celui de la promulgation ; et dans chacun des autres départements, après l'expiration du même délai, augmenté d'autant de jours qu'il y aura de fois 10 myriamètres (environ 20 lieues anciennes) entre la ville où la promulgation en aura été faite et le chef-lieu de chaque département.

J'en trouve la rédaction magnifique, avec non seulement un brin de désuetude propre aux lois, mais aussi une rédaction précise.

Helas depuis une ordonnance du 20/02/2004, l'article sus-cité suscite bien moins d'égards quant à sa rédaction :

Les lois et, lorsqu'ils sont publiés au Journal officiel de la République française, les actes administratifs entrent en vigueur à la date qu'ils fixent ou, à défaut, le lendemain de leur publication. Toutefois, l'entrée en vigueur de celles de leurs dispositions dont l'exécution nécessite des mesures d'application est reportée à la date d'entrée en vigueur de ces mesures.
En cas d'urgence, entrent en vigueur dès leur publication les lois dont le décret de promulgation le prescrit et les actes administratifs pour lesquels le Gouvernement l'ordonne par une disposition spéciale.
Les dispositions du présent article ne sont pas applicables aux actes individuels.

C'est bien moins drôle vous en conviendrez. Certes c'est sûrement plus utile à notre nation (en manque intermittent de repères).

lundi, mars 2 2009

Roi Arthur

Fans de Kaamelott, vous êtes conviés à la grande fête de l'hiver à Tintagel !

Pour célébrer votre venue, un livre vient de sortir. Et pas n'importe quel livre ! Un livre avec des pages en papier, je vous ferais dire !

Aux édition Télémaque, Alexandre Astier, notre guide en la quête Kaamelotienne, vient de proposer l'intégralité des scripts du livre 1 (la saison 1 de Kaamelott) !

C'est hilarant à la lecture, surtout lorsqu'on revoir dans sa tête les épisodes en questions, et que sous nos yeux et dans nos oreilles, des bribes reparaissent.

ISBN : 9782753300798

PS : 3 inédits clôturent l'ouvrage !

dimanche, mars 1 2009

Trains de vies - Ariane Verderosa

Publication originale le 5 Février 2005

Enquête sur la SNCF d’aujourd’hui

Qui n’a jamais critiqué la SNCF ? Que celui-ci me jette un commentaire ! (Oui jeter un commentaire sur un blog c’est quand même beaucoup plus pratique qu’une pierre… Et de plus cela évite de casser l’écran.) Trève de plaisanterie. Ce livre se penche sur qui est la SNCF, quels sont les hommes et les femmes qui la composent, qui lui donne son âme. Après un bref historique, des faits et chiffres, Ariane Verderosa part à la rencontre des cheminots. Les cheminants et les autres, tous ceux qui font que les trains existent, avancent et arrivent à destination. Les trains de voyageurs et ceux de fret. Les spéciaux et les réguliers.

La SNCF, cette grande et vénérable institution, après laquelle on râle sans cesse. C’est bien de râler, cela démontre que l’on est pas indifférent à ce qui se passe. Il n’y a rien de pire que l’indifférence (Réfèrence à des paroles de Marc Gentillini, ancien président de la Croix-Rouge Française, qui disait à peu près ceci). Ainsi, si l’on grogne à son propos, c’est que l’on souhaite que la SNCF s’améliore, continue à nous transporter en tant que clients pour certains, usagers pour d’autres et marchandises enfin. La SNCF ne se contente pas de suivre la trace, elle sillonne souvent en tête et trace la voie.

C’est donc un excellent livre que j’ai eu l’occasion de lire. Je pense que tout un chacun pourra y trouver son bonheur.

ISBN : 2746705729

samedi, février 28 2009

Quand il y a trop de frais, on a froid !

Publication originale le 17 Novembre 2004

Un titre bizarre certes pour une humeur sérieuse.

En effet, l’UFC-Que Choisir monte au créneau en partant en guerre contre la surtarification bancaire. Le frais prélevés par les banques sur les comptes constituent la rémunération des banques, l’UFC n’est pas contre ces frais, elle est contre leur montant abusif et ne reposant pas sur une juste concurrence entre les banques, mais sur une entente non-dite ou en tout cas non révellée s’il s’avèrait qu’il y en ait une.

Ainsi, ces derniers temps certaines banques se sont mis à facturer les retraits hors réseau. Cette mesure est justifiée par le fait qu’un retrait hors réseau, économiquement parlant s’apparente à une fuite de la ressource du bilan de la banque dans laquelle vous êtes client vers la banque dans laquelle vous retirez. Et cette fuite se compense généralement par un emprunt de votre banque auprès de l’autre sur le marché interbancaire. Ce à quoi l’UFC rétorque que le coût de cet emprunt est marginal face aux frais facturés par votre banque pour ce retrait. Je ne me prononcerai pas sur ce point, manquant de chiffres pour arguer dans l’un ou l’autre des sens.

Ce qui est également dans le collimateur de l’UFC c’est l’instauration de frais (pour le client prélevé - le préleveur payait déjà) non seulement sur la mise en place de prélèvements automatiques mais également à chaque échéance. Et ce bien que les systèmes informatiques soient interconnectés entre eux et donc occasionnent moins de frais pour la banque, qu’une saisie manuelle (ce qui était le cas auparavant).

Il ne faut pas perdre de point de vue, que les salaires, et autre revenus, sont versés majoritairement sur des comptes bancaires (que ce soit par virement ou dépôt de chèque). Les personnes à faibles revenus, voulant, et c’est logique, pouvoir profiter au maximum de leurs gains, se retrouvent grévés de frais pour la moindre opération et cela tend à les géner.

Les banques s’étaient engagés envers le Ministre de l’Economie et des Finances à réduire l’étendue de leurs frais, ou tout du moins à en limiter la propagation. L’UFC note que ces promesses ne sont que peu tenues. En conséquence de quoi, elle les avait prévenu d’une action en justice si rien ne bougeait. C’est aujourd’hui chose faite.

De plus, et afin d’impliquer une large part de la population française à cette volonté d’action, l’UFC invite tous les français à deux actions collectives et symboliques:

  • Envoyer chacun à l’UFC un chèque de 1 centime d’euro qui sera encaissé en signe de protestation,
  • S’échanger dans le cercle familial et amical des chèques d’un montant de 1 euro et les remettre à l’encaissement.

vendredi, février 27 2009

Confessions d’un baby boomer - Thierry Ardisson et Philippe Kieffer

Publication originale le 23 Octobre 2005

Je pense que beaucoup de personnes attendaient que Thierry Ardisson le fasse et il l’a fait. En effet T. A. vient de publier son livre à tiers chemin entre autobiographie, mémoires et recueil de philosophie de vie.

Au fil de pages, il égrène l’histoire qui l’a amené là où il en est aujourd’hui. Les pages sont agrementées d’extraits de coupure de presse, ou même d’extraits des précédents livres/articles de l’homme en noir.

Après des “aveux” peu glorieux sur une consommation de produits stupéfiants, il raconte comment il a remonté la pente. Malgré ses chutes médiatiques, ses sorties du petit écran, il revient toujours, que ce soit par la porte ou par la lucarne.

Il en arrive à considérer Tout le Monde en Parle comme un aboutissement des ses idées, réunies en une même émission. Mais l’est-ce vraiment ?

Les commentaires de Philippe Kieffer au quasi-monologue d’Ardisson sont parfois bien senties.

Et à ceux qui se demandent pourquoi utiliser un journaliste pour raconter sa vie, je leur répondrai que l’on ne peut que rarement mener une introspection aussi profonde sans un miroir, et sans qu’un étranger ne pose des questions, ou insiste pour “sortir” ce que l’on a pas envie de dire. On pourrai presque assimiler l’écriture de ce bouquin à une thérapie pour T.A. Mais que dis-je, Ardisson m’a devancé et se régale même de ne pas payer pour “se guérir” mais au contraire être payé. Sans rancune.

ISBN : 208068583X

jeudi, février 26 2009

Publié dans Marianne

Publication originale le 14 Aout 2005

Mon billet d’humeur à propos de Danone et de la classe politique a été publié dans le Marianne n°433 du 6 au 12 août 2005 (P.41).

Je leur avais envoyé car l’ayant fait lire à mes proches, il m’avait été dit que je devrais l’envoyer à la presse. Ce fut donc chose faite, et j’ai eu l’agréable surprise de le voir publié dans le “Journal des lecteurs” de l’hebdomadaire Marianne. Défi d’autant plus intéressant que mon article se demandait où était donc partie la droite se disant libérale et que je l’avais envoyé à un magazine plutôt orienté à gauche…

Mais parler de droite et de gauche en France a-t-il encore un sens ? Pourquoi s’ancrer dans un clivage qui n’a plus guère de sens si ce n’est pour le communisme ou l’ultra-libéralisme ?

Pour célébrer l’évènement je crée (quel ennuyeur ce verbe ! On sait jamais combien mettre d’accents et de "e". Au début de cette parenthèse je voulais mettre "enquiquineur", mais cela aurait fait deux "qui" et déjà que l’on me les reproche, alors là deux… mon quota exploserait !) une catégorie "Politique".

Edit au 21/12/2005 :
Je viens de trouver la page d'archive sur le site de Marianne où est publié ma contribution.

Edit :
La page à changé de place : page sur le site de Marianne.

mercredi, février 25 2009

Taillé comme un "sandwich SNCF"

Expression ! Expression que j'ai récemment découverte en allant acheter un sandwich ! Et pourtant il ne s'agit pas du sandwich que j'ai commandé, ni de ceux proposés par l'établissement fréquenté.

Reprenons donc les circonstances, voulez-vous ?

Lieu de l'audition : Un restaurant à l'enseigne Subway dans la ville de Lyon. Locuteurs principaux : Le "Sandwich artist", une de ses collègues, moi-même dans le rôle du client. Après m'avoir demandé par la formule rituelle mes désirs en matière de sandwich, et après avoir constaté ma volonté de prendre un 15 cm avec double de viande, le tout accompagné d'une remarque émanant de ma part sur le fait que 30cm en double viande doit être particulièrement difficile à avaler, il m'a alors dit : "Oh mais hier j'ai eu un client qui a pris un 30cm double Melt (Melt : Jambon, dinde, bacon melt chez Suway, donc en l'occurrence : 4 tranches de dinde, 2 de jambon, et du bacon en double quantité) avec supplément steak, supplément poulet tikka, et supplément roast beef" Certes le langage est mal-aisé à comprendre, mais les habitués comprendront que ce sandwich est "monstrueux" avec tous ces suppléments.

Je lui demande le gabarit de la personne, et c'est là qu'il me dit, "oh il était pas baraqué, il était taillé comme un sandwich SNCF", le tout en serrant les épaules, et s'étirant en longueur sur lui-même. Sa collègue l'a bizarrement regardé, et à sourit, sans dire mot.

Et à la question : "il a réussi a tout manger ?", il me dit : "oui et il est même venu reprendre un 15cm de la même composition ..."

J'avoue qu'a coté, mes sandwichs avec "simplement" le double de viande et double fromage, font "petit joueur".

mardi, février 24 2009

Je ne suis pas un assassin - Acte 2

Publication originale le 7 Décembre 2004

J’en avais déjà parlé le 17/11/2004. Maintenant je l’ai lu.

Ce livre est magnifique, il est touchant. Magnifique car plein d’humanité. Touchant car personnel. En effet, Frédéric Chaussoy, nous parle ici de son histoire. Une histoire qui a emprunté également le même chemin que d’autres histoires, celles de ses proches, celle de Vincent Humbert, de Marie Humbert. Alternant les récits purs avec l’analyse personnelle d’un grand homme, ce livre est d’une grande exemplarité de pensée.

Pour finir je citerais un autre médecin (qui m’excusera pour la retranscription inexacte de ses propos sur la formulation), mon père: “La plupart des opposants à l’euthanasie ont un discours aussi strict car ils n’ont jamais été confronté à ce genre de cas de conscience".

Une chose est certaine, le Dr Chaussoy ne mérite pas d’aller en prison, ou alors il faudra en enfermer bon nombre pour être à 100% en accord avec son acte. Et il en est de même pour Marie Humbert.

Bonne lecture, et j’espère que ce livre vous sera profitable dans le cadre de votre processus personnel de reflexion et ce quelque soit votre position.

ISBN : 2915056277

lundi, février 23 2009

Les 2 France

Deux France ? Et sans "s" final à France ?

L'actualité tourne autour de la crise pour tous. Tous les habitants de tous les continents (enfin en gros pour schématiser et être sûr de n'exclure personne) en ressentent certains effets, et ce de manière fort disparate selon les cas. Mais la "crise économique" que nous traversons reste le dénominateur commun. Un dénominateur qui peut être conjoncturel (ce que l'on appelle "crise" au sens courant), mais également structurel (et donc sur une échelle temporelle plus longue).

Pour autant, en ces temps où chacun compte ses billes, où chacun essaye de voir comment à titre individuel s'en sortir ; à l'heure où seule une solidarité indéfectible est nécessaire pour enrayer la spirale de la récession ; il est plus que jamais nécessaire que le pays ne se disloque pas économiquement.

Il est nécessaire de prendre en compte les spécificités des différentes régions françaises, afin d'adapter les mesures qui doivent être prises et ainsi renforcer leur efficacité. Il serait par contre intolérable de sacrifier certaines régions. Tous, nous sommes des français. Plus on tentera de se "renfermer" et d'entretenir une autarcie, plus la situation économique tant des îles que de la métropole se dégradera potentiellement.

Il est plus que jamais nécessaire de définir pour le moyen et le long terme un circuit économique cohérent et envisager ses relations avec les voisins et de ne pas céder aux pressions exercées dans les rues. Les "mesurettes" qui en découleraient seraient de tellement court-terme, qu'elle dégraderaient l'économie plus qu'elle ne l'aideraient, et le tout sous un voile de fumée scintillante.

Une crise, une dépression, nécessitent des traitements longs et éprouvants. Des traitements de fond et de forme en même temps. Mais il est néanmoins nécessaire que le fond atteigne la structure, afin de la construire solidement, sinon la fortifier. Rendre la structure de nos économies résistante, afin que la conjoncture ait moins de prise dessus, est notre défi. Pour autant, une structure "figée" dans le temps ne servirait à rien. Une structure doit être durable, mais ne pas se cantonner dans un immobilisme futur.

dimanche, février 22 2009

Le prix de l’incompétence - Christine Kerdellant

Publication originale le 14 Aout 2005

Ce livre est celui qui de toute mon histoire de lecteur aura été le plus difficile à trouver. En effet, lors de sa sortie en l’an 2000 j’étais intéressé par son achat, mais ayant d’autres livres sur ma pile d’attente, j’avais différé la sortie de ma carte bancaire. Depuis, je scrutais une possible réédition du livre épuisé tous les mois sur les sites des libraires en ligne. Je l’ai également cherché sur les sites des libraires d’occasion. Nulle part il n’était trouvable. Enfin au bout de plus de 4 ans de recherches acharnées je l’ai trouvé en occasion.

Tout au long de ses 480 pages il m’a donné satisfaction. En effet, il fourmille d’exemples d’échec de manager, et pour autant il n’en tourne pas au bêtisier mais analyse les causes de l’échec afin que les managers puissent apprendre de ces erreurs et ainsi éviter de les reproduire. Les exemples que j’ai trouvés les plus instructifs sont ceux du Crédit Lyonnais (Erreurs multiples), du Club Med (Endormissement sur ses lauriers), la banque Barings (Manque de contrôle de l’activité), Maxi-Livres (Sortie de son coeur de métier) et SNCF (Pour son système Socrate).

Christine Kerdellant, l’auteur a un temps dirigé la revue Newbiz sur le business des nouvelles technologies/nouvelle économie avant que ce magazine ne vienne à disparaître avec la chute de la nouvelle économie.

ISBN : 2207248429

samedi, février 21 2009

Pourquoi veulent-ils tous se lever pour Danone ?

Publication originale le 23 Juillet 2005

La rumeur de rachat du premier groupe agroalimentaire grand public de France a refait son apparition. Cela a donné l’occasion à la classe politique de se lever dans un élan de déclarations de principe, exercice qu’elle affectionne tout particulièrement.

En effet, nos dirigeants (de droite ? le sont-ils encore ou cherchent-ils à conquérir l’électorat de gauche modérée ?) se sont insurgés contre le rachat possible de Danone par Pepsico. Il condamnent ce rachat (comme ils sont tout aussi prompts à condamner les attentats, fussent-ils de Londres ou de Charm el-Cheikh) au nom de l’indépendance des entreprises françaises (surtout quand ce rachat vient des Etats Unis). Ce qui est amusant dans l’affaire, c’est que ce sont les mêmes qui se félicitent lors du rachat d’une entreprise étrangère par une firme française. Parfois c’est même l’Etat qui le fait lui même. Il y a quelques années, France Telecom appartenait encore majoritairement au secteur public, c’est ainsi que Michel Bon à la tête de l’entreprise de télécommunications s’était lancé dans le rachat d’Orange à coup de milliards d’Euro d’argent public.

D’abord, qu’est-ce qu’une entreprise/firme française ? Est-ce que cela à encore un sens (autre que fiscal/comptable) d’attribuer une nationalité à une entreprise ? A l’heure de la mondialisation, de l’internationalisation plutôt devrait-on dire, de l’intégration mondiale dit-on aussi, les entreprises sont amenées à développer leur ventes vers l’international, à offrir leur services/compétences partout autour du globe.

Ainsi la classe politique (c’est classe d’appeler cette bande de requin comme ceci), préconise de déployer tout l’arsenal possible pour empécher toute OPA hostile sur l’entreprise de Franck Riboud (patron du groupe Danone). Cela veut donc dire, on établit des règles du jeu, et quand bien même l’adersaire viendrait à gagner, on modifie alors les règles. Cela fait quand même un peu “mauvais perdant” !

N. Sarkozy affirme qu’il est opposé à une “nationalisation rampante” de Danone, mais en revanche il est favorable à une prise de participation (conséquente ?) de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) dans cette même entreprise. Chez moi, le fait par une banque publique ou assimilée d’acheter des parts d’une entreprise privée est une nationalisation (et même pas rampante en prime !).

La droite est-elle encore libérale ? M. Madelin, revenez !!!

vendredi, février 20 2009

Merci... Dr Rey

Publication originale le 4 décembre 2003 sur le Webetu de Lyon II

L'inconnu, connaissez vous? De ce film ce matin je ne connaissais rien, même pas son existence. Ce soir je le connais. Un film discret mais très efficace. Un film où se mêlent un humour léger, une incitation à réflèchir et l'Amour.

L'Amour se voit-il? Se conçoit-il? Deux questions déjâ... Alors que ma modeste critique n'est pas encore commencée...

Non, pas de questions aussi complexes et philosophiques dans ce film. Au contraire, l'amour dépeint ici est tantôt un amour homosexuel, filial, ou encore hétéro.

On tue devant vous un inconnu, un être cher. Cet être cher que vous ne connaissez pas, et que jusqu'a présent vous aviez cru mort. Maintenant il l'est, alors "avant ou après quelle différence?", me direz vous. C'est justement l'objet de ce film. Savoir qui l'a tué? Qui a commandité ce meutre? Pourquoi?

Si vous commencez à devenir dingue, vous trouverez dans le Dr Rey, une psychanaliste. Oui dans ce film il y a un psy comme dans beaucoup de films américains. Ce psy qui fait miroir, cet inconnu à qui vous parlez. Alors allez parler à un vrai inconnu et vous y trouverez peut-être le meutrier d'un être cher qui vous était inconnu.

En effet vous alliez connaître cet inconnu parce que vous vouliez avoir une aventure avec une personne du même sexe que vous. L'amour se retrouve en l'Amour. Celui que vous portez à un homme, ou celui que vous portez à un Père, le Votre.

Ce film est diffusé en Anglais et Français mélangés et parfois sous-titrés. Premier film du réalisateur Andrew Litvack qui avant travaillait comme chargé de sous titrage de films français pour leur versions anglo-saxonnes. Il bénéficie d'une superbe distribution, avec des acteurs jouant juste. Passant d'une scène à l'autre avec une excellente crédibilité. On y trouve notamment Jane Birkin et Dianne Wiest.

Merci... Dr Rey

Comédie Américaine/Anglaise tournée en France.

Langue: Anglais et Français

Durée: 1H30

Sortie le 03/12/03

De Andrew Litvack

Avec: Jane Birkin, Stanislas Merhar et Dianne Wiest

Commentaire associé :

publié le 9 décembre 2003

merci philippe desjacques, de la part d'andy litvack

jeudi, février 19 2009

La médecine se vaccine

Publication originale le 25 Février 2005

Chaque année le sujet - piquant - revient. On pourrait croire son apparition réglée comme du papier à musique, chacun y va de son couplet, et pourtant le débat ne s’élève presque jamais. La question est simple : faut-il rendre obligatoire la vaccination du personnel soignant ? Ce qui normalement devrait relever d’une conscience professionnelle a-t-il besoin d’une loi pour être appliqué ? En effet, le coeur de métier des professions médicales et paramédicales - métier de coeur, s’il en est - est de soigner le patient, pas de lui transmettre d’autres infections quand ses défenses immunitaires sont diminuées. Combien de personnes contractent-elles chaque année la grippe après avoir été en contact avec des professionnels de santé, porteurs sains du virus ou fréquenté des salles d’attente surchauffées et pleines à craquer ? Loin de l’idée de jeter l’opprobre sur l’hygiène médicale, cette interrogation portée par le débat se veut plus une piste de réflexion pour éviter les infections nosocomiales, c’est-à-dire contractées dans le cadre des soins. Pourquoi certains professionnels ne se vaccinent-ils pas alors ? Auraient-ils peur d’une piqûre ? Douteraient-ils de l’efficacité du vaccin ? Peut-être est-ce tout simplement parce qu’il n’est pas pratique de s’auto vacciner : imaginez un médecin la tête à l’envers en train de se trouer l’épaule ! Peut-être pourraient-ils aller se déshabiller chez un confrère - ou une consoeur -, après tout il n’ont rien à cacher et cela leur éviterait une partie de cache-cache avec le virus, qui lui n’aurait plus qu’à aller se rhabiller ! Ce billet d’humeur n’est pas pour piquer au vif les acteurs de santé concernés. Un rappel - de piqûre -, le service de médecine du travail du centre hospitalier général de xxxxxxxxx propose tous les ans aux 1200 membres de son personnel de se faire vacciner gratuitement, entre autres, contre la grippe. Or cette année, seulement 84 personnes ont recouru à cette campagne, les autres l’ayant peut-être fait à titre privé.

Billet d’humeur paru le 24/02/05 dans le Dauphiné Libéré

mercredi, février 18 2009

Tookassé.com - Dominique Marie Dugasse, Sebastien Petit et Olivier Grenet

Publication originale le 18 Février 2005

Ce livre a la spécificité de se trouver en librairie et en même temps en téléchargement gratuit et légal sur son site. Cela résulte d’une volonté des auteurs acceptée par l’éditeur. C’est encore un phénomène rare, car jusqu’a présent peu s’y étaient essayés (on peut mentionner Laurent Chemla pour son livre Confessions d’un voleur, et le collectif Wu Ming).

3 ans après le tourbillon de folie qui a soufflé sur “la nouvelle économie", ce livre (d’époque !) nous rappelle que beaucoup de ces sites n’étaient que du vent ! Après les levées de capitaux dans le seul but de faire de la pub pour des sites en “machinchOOse.com” (qui soit dit en passant, est encore libre à l’heure où j’écris), est venu le temps des concepts idiots pour certains ou peu solides (euphémisme !) pour d’autres.

Ce livre se plaît à tirer à boulets rouges humoristiques là où cela faisait mal. Les trois auteurs utilisent un langage simple et courant, leur écriture alerte renforce l’effet de raillerie amicale qui s’en dégage. Entre pamphlet et roman, je ne doute point qu’il saura trouver son public sans sombrer dans les méandres littéraires.

http://www.tookasse.com/

ISBN : 2753300054

mardi, février 17 2009

Lila dit ça - Chimo (Livre)

Publication originale le 20 Février 2005

Après le film, j’ai eu envie de lire le livre dont il était tiré. C’est ainsi que j’ai galèré pour le trouver. En effet, le tirage est épuisé à la Fnac, de même sur Amazon ; des vendeurs d’occasions m’ont refusé la vente sur Alapage, Abebooks ne proposait que des libraires espagnols (frais d’envoi France - Espagne : 17,5€), c’est pourquoi, j’ai débarqué sur Priceminister. Entre temps, j’avais aussi essayé Chapitre.com. Après ces péripéties internautiques j’ai enfin reçu le livre. Je l’ai dévoré.

Bien que je l’ai trouvé assez bon, j’ai quelques critiques à formuler. Tout d’abord, et je le savais avant, ce livre est écrit avec un style très étrange. En effet, il use (et abuse ?) d’un parler très “banlieue", voire même en rajoute. Les phrases sont volontairement mal construites pour certaines, alors que d’autres sont d’une qualité bien supérieure à celle de beaucoup d’écrivains contemporains. Ce qui aux yeux de certains serait un indice de la supercherie, Chimo se disant être un beur de 19 ans, mais personne ne sait qui se cache réellement derrière ce pseudo. Non pas qu’un beur de 19 ans soit incapable d’une telle oeuvre, mais tout simplement car le trait est grossi sans être grossier. Deuxièmement, je trouve la fin vraiment triste. Est-ce parce que j’ai vu le film précédemment ? Toujours est-il que je ne m’attendais pas à lire une telle détresse dans ce livre, détresse exacerbée par la candeur des personnages. Malgré cela, le verbe est cru, le monde cruel et le livre beau. L’histoire certes sordide par moment se veut pleine d’espoir, l’espoir de l’amour, l’espoir d’être aimé.

Ce livre mérite la chasse à l’ouvrage chez les libraires d’occasions.

ISBN : 2259184731

lundi, février 16 2009

Lila dit ça

Publication originale le 31 Janvier 2005

Un film qui fait honneur à Eros, le dieu de l’amour. Ce film n’est pas érotique dans son acception actuelle. Alors que l’ouvrage sur lequel il est basé peut se targuer d’après certains d’être érotique, et ce dans le sens noble du terme.

Malgré un verbiage cru et enlevé, ce film se veut un puit d’amour, l’amour entre une “française” et un beur tout juste sorti de la “zone". Lila et Chimo. Chimo et Lila. Chimo c’est également le pseudonyme sous lequel son auteur à publié le roman qui porte le même titre que le film.

Une actrice qui sait jouer de son/ses charme(s) donne une réplique douce et sucrée à un charmant jeune homme qui a pour seul espoir le voyage dans sa tête.

Je serais tenté de dire “Heureux qui comme…", mais ne vaut-il pas mieux “Heureux celui qui n’a pas besoin de se déplacer pour voyager” ? Et si les plus beaux voyages étaient ceux que l’on fait dans notre tête, dans notre esprit, ce dédale de neurones.

Les amateurs de récits érotiques peuvent en trouver sur le site Revebebe. Certains sont mieux que d’autres. Pour faire votre choix, vous pouvez vous fier à l’avis des critiques qui officient sur le site.

- page 1 de 2