Philippe D.

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dimanche, février 15 2009

De l'affranchissement des lettres particulières

Publication originale le 27 Juillet 2006

La Poste (française) s'intéresse énormément au marché des entreprises à l'heure actuelle. On la comprend, avec la réduction de son "secteur protégé" passé depuis le 1er Janvier 2006 des lettres de moins de 100g aux lettres de moins de 50g ou 2,5 fois le tarif de base (LOI n° 2005-516 du 20 mai 2005 relative à la régulation des activités postales, JORF du 21 mai 2005).

Bien ! Mais pourquoi volontairement ou délibérément oublier la clientèle particulière ? Parce qu'elle est ... ? Captive !!! Si j'étais moins langue de vipère j'émettrais l'hypothèse selon laquelle, La Poste pour réussir, doit se concentrer sur un marché et que donc par voie de conséquence, elle ne peut s'occuper des captifs, pardon des usagers (encore raté, c'est des "clients" particuliers dont je voulais parler). En effet, même si l'ouverture à la concurrence devenait totale (et même dans le cas où les concurrents proposeraient des tarifs inférieurs à ceux de La Poste), je pense que la part des particuliers qui se tournerait vers des opérateurs postaux que nous appellerons alternatifs, serait marginale. C'est pourquoi j'use (et abuse ?) du terme captif pour désigner les particuliers.

Je m'égare encore. Ainsi, ces dernières années (entendre "dernières" au sens extra-large) les entreprises, ont pu bénéficier d'améliorations considérables dans l'usage de leur courrier et services postaux annexes (colis, recommandé, chronopost ...). Par exemple le recommandé électronique (oui les particuliers aussi y ont accès), l'enlèvement des colis et plis, les machines à affranchir.

Quoi ? Que dis-je ? Les machines à affranchir ? Oui c'est cela même, c'est là où je veux en venir. Alors, me direz-vous, pour les particuliers, il existe les "prêt-à-poster". Certes, ces enveloppes répondent à certaines attentes oui, mais sont loin de répondre à toutes. Alors que faire ? Et quel est le problème à mon sens.

Le problème d'adapter l'affranchissement de l'expédition des lettres et colis de la part des particuliers. Il existe certes des timbres "Marianne" d'usage courant qui combinés entre eux peuvent donner toutes les valeurs d'affranchissement. Sans compter les timbres pour le 20g lent et le 20g urgent, qu'ils soient à valeur permanente ou non. Oui, c'est bien, mais par exemple, si l'on ne dispose pas de TVP (Timbre à Valeur Permanente), le lendemain d'une augmentation des tarifs postaux on se retrouve au guichet à acheter des timbres à 0,01€ ou 0,02€ pour compléter ceux que l'on possède déjà. Vous vous reconnaissez ? Autre cas, votre lettre pèse 23 grammes, quel affranchissement mettre (pas au sens de sa connaissance, mais au sens de son exécution) ? A chaque fois vous vous retrouvez au guichet, idem pour le colis...

Alors mon idée : ou plutôt mes idées : (Mutuellement exclusives ou cohabitant, selon)

1- Chaque particulier (ou foyer) disposerait d'un "code" (à barre ou tout autre système reconnaissable optiquement et difficile à trafiquer (plus difficile que le code à barre simple si possible)). Ce code serait imprimé sur une planche d'étiquettes (rouge pour l'urgent, vert pour le lent). A chaque envoi (colis ou lettre), on collerait une étiquette à la place du timbre. Au passage au premier centre de tri, le courrier (/colis) est automatiquement pesé. L'affranchissement porté sur le compte de l'expéditeur. (Compte prépayé ou facture mensuelle).

2- Seconde solution, imiter le système de la SNCF avec les billets imprimés à domicile. C'est la solution qui se rapproche le plus de la machine à affranchir des entreprises. On se connecte sur le site de La Poste, on entre la destination (Juste le pays), la masse et la vitesse (urgent ou lent), le site édite un code unique qu'il ne reste plus qu'à imprimer sur l'enveloppe. Ce code serait reconnu de la même manière que le précédent au premier centre de tri, permettant ainsi de vérifier le correct affranchissement du pli.

Chacune des deux solutions possède des avantages sur l'autre et des inconvénients. Ces deux propositions sont une base de réflexion sur le monde postal (du futur ?). A chacun de voir l'usage qui pourrait en être fait.

samedi, février 14 2009

Je ne suis pas un assassin - Frédéric Chaussoy

Publication originale le 17 Novembre 2004

Je signale en passant la sortie du livre du Docteur Frédéric Chaussoy - Je ne suis pas un assassin.

Frédéric Chaussoy, est ce médecin qui a eu le courage d’abréger la souffrance de Vincent Humbert, tétraplégique et aveugle à la suite d’un accident de voiture dont il n’était pas la cause. Vincent ne communiquait plus que par pression du pouce sur la main de son interlocuteur. Sa mère Marie a fait publier le jour du décès de Vincent, le 26 Septembre 2003, le livre qui retrace son histoire. Un livre poignant et émouvant. Criant de réalité. Titré comme une requète : Je vous demande le droit de mourir. C’est aussi ce qu’il avait demandé au chef de l’Etat, le Président de la République, Jacques Chirac.

En plein débat sur une loi sur la fin de vie devant être présenté vers la fin Novembre 2004, le Docteur Chaussoy publie un livre temoignage : Je ne suis pas un assassin.

En marge de ce billet, je souhaite rendre hommage à un autre Vincent, lui aussi décédé des suites d’un accident de voiture. Le conducteur d’en face avait bu, pas lui. Comme quoi certaines choses sont injustes… Je ne tirerais pas de leçon de morale de cette phrase, j’espère que chacun est assez grand, et a assez de plomb dans la tête pour conclure tout seul. Ce genre d’accident, il y en a tous les jours dans la presse, et c’est déjà ça de trop.

ISBN :

  • 2840989921 - Je vous demande le droit de mourir
  • 2915056277 - Je ne suis pas un assassin

vendredi, février 13 2009

112 ... 1,1,2 ... 11/2 !

Je viens de lire un article sur ZDNet.fr signalant que la "journée européenne du 112" s'était déroulée le 11 Février, le 11/2 en somme. Quoi de plus normal pour ce numéro qu'est le 112 ?

Au fait connaiss(i)ez-vous le 112 ?

Oui, alors vous faîtes partie du quart des européens qui le connaissent ! Vous trouvez cela bien peu ? Je vous avoue que moi aussi.

Pour les autres on va "résumer" :

Le 112 est le numéro d'appel d'urgence européen. Valable dans toute l'UE (Union Européenne) il permet d'être mis en relation avec les services de secours. Il est joignable depuis tout téléphone mobile sans déverrouillage (sauf pour ceux qui ne disposent pas d'un clavier), sans même que le téléphone soit en service, et même en l'absence du code PIN.

Pour rappel également, en France, les numéros de secours sont les suivants :

  • 15 : SAMU - Urgences médicales
  • 17 : Police / Gendarmerie
  • 18 : Pompiers

Ils sont accessibles gratuitement depuis n'importe quel téléphone fixe (y compris les cabines téléphoniques publiques).

Donc, on résume, partout en Europe : en cas d'URGENCE on fait le 112 !

Liens :

jeudi, février 12 2009

Des octuplés et alors ?

La presse s'émeut ces derniers temps du cas de Mlle N. Suleman, ayant eu le 26 Janvier 2009 des octuplés. Je tiens tout d'abord à dire que ce choix (ou non-choix diront certains) lui appartient, à elle, ainsi qu'a ceux qui l'entourent ou désirent l'aider. Choix car il s'agit d'une implantation volontaire d'embryons.

Dans le Figaro du 9 Février 2009, sous la plume d'Armelle Vincent, on peut lire, je cite :

"En ces temps de crise économique, alors que plus d'un million d'emplois ont été perdus au cours des deux derniers mois, l'idée qu'une femme puisse décider d'avoir tant d'enfants sans même savoir comment elle assurera leur subsistance paraît insensée."

Je fais le postulat que la journaliste se fait ici le porte parole de la pensée environnante, de l'opinion populaire.

Mais pour ma part, je vois en cet "évènement" plusieurs aspects positifs, principalement d'ordre économiques.

Tout d'abord, les enfants créent volontairement ou incidemment selon les domaines une forte demande économique. Tout d'abord durant leur plus jeune âge, ils nécessitent des soins constants. J'entends par soins, leur bien être quotidien, tant au niveau de l'alimentation que de l'hygiène, sans oublier tout le reste. Par la suite, au cours de leur croissance, ils seront amenés à consommer, ou faire consommer divers produits et à recevoir des prestations de service. Toute cette demande ainsi créée est l'un des moteurs de l'économie. Car la demande soutient la production, et est créatrice d'emplois. Tout emploi supplémentaire permettant d'augmenter le revenu moyen disponible et d'augmenter à son tour la consommation. Cette simplification des mécanismes économiques montre l'effet vertueux, le "cercle vertueux".

De plus, il est fort probable que la crise économique que nous traversons actuellement, aussi "grave" soit-elle, ne durera pas "18 ans". Donc, il est assez hasardeux de crier à l'inconscience de faire des enfants en temps de crise. Et ce d'autant plus que j'en reviens au point précédent. En effet, la crise est due à une spirale "vicieuse" où chaque chute de la demande provoque du chômage, créant à son tour une chute de la demande. Donc ces enfants qui viennent de naître ne sont pas "inconscients", ni leur mère (tout du moins sous cet aspect là des choses, pour le reste, je me garderai(s) bien d'émettre un avis), mais participent à enrayer autant que faire se peut la spirale de la récession. Ainsi si ces enfants sont nés en temps de crise, il est d'autant plus probable qu'ils auront à connaitre des jours meilleurs en grandissant, tout du moins sur le plan économique.

Il convient de faire ici la différence entre le ralentissement économique et la récession. Le ralentissement économique est le constat d'une croissance ralentie (positive mais proche de 0) de la production (mesurée par le "PIB"). Alors que la récession indique une "croissance" négative (donc une baisse de la production comparée à la période précédente).

Après cette brève parenthèse de définitions économiques, je serais bien curieux de connaître le lien entre cette naissance d'octuplés et les pertes d'emplois subies par les Etats-Unis au cours des deux derniers mois. Ce raccourci me semble un peu abrupt, pour ne pas dire qu'il incarne une manière de délayer l'article et de conforter la population dans son ressenti de crise. Cette crise toute puissante qui s'auto-alimente en incitant les gens à l'immobilisme.

Alors que faire ? Ne plus faire d'enfants et risquer de casser encore un peu plus le cycle économique et conforter la récession dans la durée ?

Je voudrais attirer votre attention sur le caractère volontairement polémique de cette note. Elle ne se veut pas plus une approbation de cette naissance ou un encouragement à battre ce record, qu'elle ne s'en veut une critique. Les seuls buts de cette note étaient une "critique" de la pensée ambiante en ces temps de crise et l'association pus que douteuse des deux sujets ("crise" et "octuplés") en un même article. Mais pour autant je n'accuse pas la journaliste pas plus que je ne l'accable.

mercredi, février 11 2009

Dieu est une femme

Publication originale le 8 juin 2004 sur Webetu de Lyon II

Dieu est une femme, L'année de mes quatorze ans

Comment s'en sortir lorsqu'on a quatorze ans, dans un monde où l'adolescent-roi semble plus incompris que jamais ? Avec une surprenante maturité, Ariane Forma raconte son univers quotidien. Douée d'un irrésistible sens de l'humour (noir), elle dresse un impitoyable inventaire : le collège de province où sévit la compétition du look, l'apprentissage de la guerre des sexes, l'horreur des cours de maths, la frénésie de consommation, la carrière politique d'un père député...

Pour vous quel est le sexe de Dieu?

Surprenant pourrions-nous dire à la lecture de ce livre. Pourquoi surprenant? Parce que comme c'est si bien indiqué en sous titre, cette auteure n'a que quatorze ans. Souvent dit-on que la valeur n'attend pas le nombre des années; cet adage se vérifie ici aisément.

A la lecture de certains passages, l'auteure, bien que voulant s'émanciper, fait encore figure d'ado. Et d'ado bien en phase avec les préoccupations et les valeurs de son âge. Entre des passages plus intellectuels, les problèmes de beauté, de forme (physique s'entend) autant que de mode, s'intercalent. Certes, c'est rafraichissant, mais on se demande tout de même si leur introduction n'est pas un peu capillotractée sur les bords (ou tirée par les cheveux si vous préférez).

Avant de s'intéresser à la problématique du livre, on s'attardera sur la progression des idées. Car, dans un livre où le postulat de départ est "Dieu est une femme", il faut le démontrer, et qui dit démonstration dit cheminement logique. Or, de cheminement logique ici, il n'y en a malheureusement pas. Qu'entends-je? D'une enfant de quatorze ans on ne peut pas en attendre autant? D'enfant, elle n'en a plus que le nom et encore... Donc, on se permettra d'émettre un avis à la lumière de ce postulat (l'auteure n'est pas seule à pouvoir en faire).

Mais, alors concrètement, en quoi ce livre est-il intéressant et différent des autres? Bien que basé sur la vie de l'auteure, ce livre n'est pas une autobiographie, ni un journal intime (quoique par moment cela s'en rapproche). Non, ce livre est une réflexion sur le monde qui l'entoure et nous entoure également. L'auteure est tout aussi capable de nous faire une critique cinglante de l'entourage politique de son père, député P.S., en démontant les arguments d'une politique qu'elle juge fausse et pleine de promesses. Ceci afin de nous donner une réflexion argumentée de la priorité, nécessairement accordée dans une société organisée, à la Liberté ou à l'Egalité, Liberté en premier ou inversement.

Dotée d'un formidable don pour la description, certes parfois caricaturale, Ariane Fornia nous apporte un grand bol d'air pur, du grain à moudre pour les gens qui aiment se torturer l'esprit, et des sujets de conversation pour les longues soirées, d'été ou d'hiver.

Dieu est une femme
L'année de mes quatorze ans

Ariane Fornia
Ed. Denoël
211p - 15€

mardi, février 10 2009

Qui a tué Bambi?

Publication originale le 24 décembre 2003

"Bambi, Bambi, mais c'est quand j'étais petit que j'allais voir ça..." Maintenant que vous êtes grand, vous pouvez aller voir Qui a tué Bambi, le premier film de Gilles Marchand, présenté hors compétition lors du Festival de Cannes 2003.

Le synopsis en deux mots : Une jeune élève infirmière, Isabelle, entreprend un stage dans un service de chirurgie. Pendant son labeur, elle remarque des choses étranges. Très vite elle en arrive à soupçonner son chef, le docteur Philipp. C'est d'ailleurs ce dernier qui la surnommera Bambi, par analogie au personnage du dessin animé de Walt Disney qui ne tient pas sur ses pattes.

Sophie Quinton (Isabelle/Bambi) joue ici pour la première fois dans un long métrage. Voulant faire du théatre et ayant été refusée dans les écoles, elle a décidé de "faire [son] école toute seule". On la retrouve alors dans plusieurs pièces, mêlant différents styles (classique, contemporain, à l'italienne, ....). Depuis 2001, elle a joué également dans plusieurs courts métrages dont Peau de vache, c'est ainsi que Gilles Marchand la découvre.

Et c'est aussi une première pour ce dernier, qui signe ici son premier long métrage en tant que réalisateur. Il s'était auparavant distingué en co-écrivant Harry un ami qui vous veut du bien avec Dominik Mol. Pour Qui a tué Bambi, Dominik Mol est conseiller technique au générique, mais surtout ami de Gilles Marchand. (Évidemment ça "le faisait moins" sur le générique).

Bambi a été co-écrit par Gilles Marchand et Vincent Dietschy. Tourné en partie en décors naturels d'hôpitaux (Tours, Bourges, Région Parisienne), l'équipe a néanmoins recréé certains couloirs dans une clinique désaffectée afin de les rendre plus étroits. C'est ainsi que l'ambiance pesante qui domine le film s'installe.

Oui, c'est ici un très bon thriller où Catherine Jacob trouve enfin un rôle qu'elle peut jouer avec de la finesse et de l'intelligence.

Qui a tué Bambi

Film français (2003). Thriller. Durée: 2h06

Sortie: 24/12/2003

De Gilles Marchand

Avec Sophie Quinton, Laurent Lucas et Catherine jacob.

lundi, février 9 2009

Re-Nouveau

Après une période où je n'écrivais plus, Après une période où je n'avais plus de blog, Après une période tout court,

J'ai décidé d'ouvrir un nouveau blog. Son thème principal sera la politique et l'économie. Un essai constructif de fourniture de clés d'explication du monde qui nous entoure, ou simplement mon opinion la plus argumentée et constructive possible. Ce thème principal ne m'empêchera pas de vous faire partager d'autres idées, ou des coup de cœur ciné ou lecture.

Parallèlement, je vais "re"-publier certains billets de mes anciens blogs en marquant en "titre" leur date de publication originale.

Bonne lecture,

Philippe

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