Publication originale le 27 Juillet 2006
La Poste (française) s'intéresse énormément au marché des entreprises à l'heure actuelle. On la comprend, avec la réduction de son "secteur protégé" passé depuis le 1er Janvier 2006 des lettres de moins de 100g aux lettres de moins de 50g ou 2,5 fois le tarif de base (LOI n° 2005-516 du 20 mai 2005 relative à la régulation des activités postales, JORF du 21 mai 2005).
Bien ! Mais pourquoi volontairement ou délibérément oublier la clientèle particulière ? Parce qu'elle est ... ? Captive !!!
Si j'étais moins langue de vipère j'émettrais l'hypothèse selon laquelle, La Poste pour réussir, doit se concentrer sur un marché et que donc par voie de conséquence, elle ne peut s'occuper des captifs, pardon des usagers (encore raté, c'est des "clients" particuliers dont je voulais parler). En effet, même si l'ouverture à la concurrence devenait totale (et même dans le cas où les concurrents proposeraient des tarifs inférieurs à ceux de La Poste), je pense que la part des particuliers qui se tournerait vers des opérateurs postaux que nous appellerons alternatifs, serait marginale. C'est pourquoi j'use (et abuse ?) du terme captif pour désigner les particuliers.
Je m'égare encore. Ainsi, ces dernières années (entendre "dernières" au sens extra-large) les entreprises, ont pu bénéficier d'améliorations considérables dans l'usage de leur courrier et services postaux annexes (colis, recommandé, chronopost ...). Par exemple le recommandé électronique (oui les particuliers aussi y ont accès), l'enlèvement des colis et plis, les machines à affranchir.
Quoi ? Que dis-je ? Les machines à affranchir ? Oui c'est cela même, c'est là où je veux en venir. Alors, me direz-vous, pour les particuliers, il existe les "prêt-à-poster". Certes, ces enveloppes répondent à certaines attentes oui, mais sont loin de répondre à toutes. Alors que faire ? Et quel est le problème à mon sens.
Le problème d'adapter l'affranchissement de l'expédition des lettres et colis de la part des particuliers. Il existe certes des timbres "Marianne" d'usage courant qui combinés entre eux peuvent donner toutes les valeurs d'affranchissement. Sans compter les timbres pour le 20g lent et le 20g urgent, qu'ils soient à valeur permanente ou non. Oui, c'est bien, mais par exemple, si l'on ne dispose pas de TVP (Timbre à Valeur Permanente), le lendemain d'une augmentation des tarifs postaux on se retrouve au guichet à acheter des timbres à 0,01€ ou 0,02€ pour compléter ceux que l'on possède déjà. Vous vous reconnaissez ? Autre cas, votre lettre pèse 23 grammes, quel affranchissement mettre (pas au sens de sa connaissance, mais au sens de son exécution) ? A chaque fois vous vous retrouvez au guichet, idem pour le colis...
Alors mon idée : ou plutôt mes idées : (Mutuellement exclusives ou cohabitant, selon)
1- Chaque particulier (ou foyer) disposerait d'un "code" (à barre ou tout autre système reconnaissable optiquement et difficile à trafiquer (plus difficile que le code à barre simple si possible)). Ce code serait imprimé sur une planche d'étiquettes (rouge pour l'urgent, vert pour le lent). A chaque envoi (colis ou lettre), on collerait une étiquette à la place du timbre. Au passage au premier centre de tri, le courrier (/colis) est automatiquement pesé. L'affranchissement porté sur le compte de l'expéditeur. (Compte prépayé ou facture mensuelle).
2- Seconde solution, imiter le système de la SNCF avec les billets imprimés à domicile. C'est la solution qui se rapproche le plus de la machine à affranchir des entreprises. On se connecte sur le site de La Poste, on entre la destination (Juste le pays), la masse et la vitesse (urgent ou lent), le site édite un code unique qu'il ne reste plus qu'à imprimer sur l'enveloppe. Ce code serait reconnu de la même manière que le précédent au premier centre de tri, permettant ainsi de vérifier le correct affranchissement du pli.
Chacune des deux solutions possède des avantages sur l'autre et des inconvénients. Ces deux propositions sont une base de réflexion sur le monde postal (du futur ?). A chacun de voir l'usage qui pourrait en être fait.
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