Publication originale le 17 Novembre 2004

Un titre bizarre certes pour une humeur sérieuse.

En effet, l’UFC-Que Choisir monte au créneau en partant en guerre contre la surtarification bancaire. Le frais prélevés par les banques sur les comptes constituent la rémunération des banques, l’UFC n’est pas contre ces frais, elle est contre leur montant abusif et ne reposant pas sur une juste concurrence entre les banques, mais sur une entente non-dite ou en tout cas non révellée s’il s’avèrait qu’il y en ait une.

Ainsi, ces derniers temps certaines banques se sont mis à facturer les retraits hors réseau. Cette mesure est justifiée par le fait qu’un retrait hors réseau, économiquement parlant s’apparente à une fuite de la ressource du bilan de la banque dans laquelle vous êtes client vers la banque dans laquelle vous retirez. Et cette fuite se compense généralement par un emprunt de votre banque auprès de l’autre sur le marché interbancaire. Ce à quoi l’UFC rétorque que le coût de cet emprunt est marginal face aux frais facturés par votre banque pour ce retrait. Je ne me prononcerai pas sur ce point, manquant de chiffres pour arguer dans l’un ou l’autre des sens.

Ce qui est également dans le collimateur de l’UFC c’est l’instauration de frais (pour le client prélevé - le préleveur payait déjà) non seulement sur la mise en place de prélèvements automatiques mais également à chaque échéance. Et ce bien que les systèmes informatiques soient interconnectés entre eux et donc occasionnent moins de frais pour la banque, qu’une saisie manuelle (ce qui était le cas auparavant).

Il ne faut pas perdre de point de vue, que les salaires, et autre revenus, sont versés majoritairement sur des comptes bancaires (que ce soit par virement ou dépôt de chèque). Les personnes à faibles revenus, voulant, et c’est logique, pouvoir profiter au maximum de leurs gains, se retrouvent grévés de frais pour la moindre opération et cela tend à les géner.

Les banques s’étaient engagés envers le Ministre de l’Economie et des Finances à réduire l’étendue de leurs frais, ou tout du moins à en limiter la propagation. L’UFC note que ces promesses ne sont que peu tenues. En conséquence de quoi, elle les avait prévenu d’une action en justice si rien ne bougeait. C’est aujourd’hui chose faite.

De plus, et afin d’impliquer une large part de la population française à cette volonté d’action, l’UFC invite tous les français à deux actions collectives et symboliques:

  • Envoyer chacun à l’UFC un chèque de 1 centime d’euro qui sera encaissé en signe de protestation,
  • S’échanger dans le cercle familial et amical des chèques d’un montant de 1 euro et les remettre à l’encaissement.