Je ne suis pas un assassin - Acte 2
Par Philippe D. le mardi, février 24 2009, 13:12 - Re-publication - Lien permanent
Publication originale le 7 Décembre 2004
J’en avais déjà parlé le 17/11/2004. Maintenant je l’ai lu.
Ce livre est magnifique, il est touchant. Magnifique car plein d’humanité. Touchant car personnel. En effet, Frédéric Chaussoy, nous parle ici de son histoire. Une histoire qui a emprunté également le même chemin que d’autres histoires, celles de ses proches, celle de Vincent Humbert, de Marie Humbert. Alternant les récits purs avec l’analyse personnelle d’un grand homme, ce livre est d’une grande exemplarité de pensée.
Pour finir je citerais un autre médecin (qui m’excusera pour la retranscription inexacte de ses propos sur la formulation), mon père: “La plupart des opposants à l’euthanasie ont un discours aussi strict car ils n’ont jamais été confronté à ce genre de cas de conscience".
Une chose est certaine, le Dr Chaussoy ne mérite pas d’aller en prison, ou alors il faudra en enfermer bon nombre pour être à 100% en accord avec son acte. Et il en est de même pour Marie Humbert.
Bonne lecture, et j’espère que ce livre vous sera profitable dans le cadre de votre processus personnel de reflexion et ce quelque soit votre position.
ISBN : 2915056277
Commentaires
J’ai cru en donner la vie devenir femme. Mais j’ai compris en donnant la mort que je venais de rompre le dernier lien qui me rattachait à mon enfance.
Donner la vie est un acte égoïste et facile, donner la mort peut le paraître alors que dans la plus part des cas il s’agit d’une délivrance pour tous.
Pourquoi ne peut-on pas être libre de vivre ou de mourir quand on juge que notre vie n’a plus de sens pour nous et pour nos proches ?
Que notre vie ne fait qu’accroître la douleur pour tous de ne pas pouvoir aller de l’avant?
Que cette vie est devenue un poignard que les partisans de la vie coûte que coûte peut importe la qualité de cette vie s’amuse à enfoncer et a tourner dans notre cœur et dans notre âme ?
Je sais que c’est une décision que je devrais reprendre dans ma vie et que si je devais faire l’acte moi-même, je le ferai car donner la mort peut dans certains cas être la dernière preuve d'amour que l'on peut offrir à l'autre.