Deux France ? Et sans "s" final à France ?

L'actualité tourne autour de la crise pour tous. Tous les habitants de tous les continents (enfin en gros pour schématiser et être sûr de n'exclure personne) en ressentent certains effets, et ce de manière fort disparate selon les cas. Mais la "crise économique" que nous traversons reste le dénominateur commun. Un dénominateur qui peut être conjoncturel (ce que l'on appelle "crise" au sens courant), mais également structurel (et donc sur une échelle temporelle plus longue).

Pour autant, en ces temps où chacun compte ses billes, où chacun essaye de voir comment à titre individuel s'en sortir ; à l'heure où seule une solidarité indéfectible est nécessaire pour enrayer la spirale de la récession ; il est plus que jamais nécessaire que le pays ne se disloque pas économiquement.

Il est nécessaire de prendre en compte les spécificités des différentes régions françaises, afin d'adapter les mesures qui doivent être prises et ainsi renforcer leur efficacité. Il serait par contre intolérable de sacrifier certaines régions. Tous, nous sommes des français. Plus on tentera de se "renfermer" et d'entretenir une autarcie, plus la situation économique tant des îles que de la métropole se dégradera potentiellement.

Il est plus que jamais nécessaire de définir pour le moyen et le long terme un circuit économique cohérent et envisager ses relations avec les voisins et de ne pas céder aux pressions exercées dans les rues. Les "mesurettes" qui en découleraient seraient de tellement court-terme, qu'elle dégraderaient l'économie plus qu'elle ne l'aideraient, et le tout sous un voile de fumée scintillante.

Une crise, une dépression, nécessitent des traitements longs et éprouvants. Des traitements de fond et de forme en même temps. Mais il est néanmoins nécessaire que le fond atteigne la structure, afin de la construire solidement, sinon la fortifier. Rendre la structure de nos économies résistante, afin que la conjoncture ait moins de prise dessus, est notre défi. Pour autant, une structure "figée" dans le temps ne servirait à rien. Une structure doit être durable, mais ne pas se cantonner dans un immobilisme futur.