Philippe D.

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lundi, mars 16 2009

Sonner les cloches de France Télécom

Publication originale le 2 Août 2006

La sonnerie qui déclenche mon ire...

Vous dormez profondément du juste repos nocturne suite à votre déménagement. Vous dormez, dis-je. Le sommeil vous à emporté depuis quelques temps vers d'autres mondes. Il est 3 heures du mat'. Trois heures ? Quelle imprécision en ma bouche ! Alors il est l'heure pour moi de me rectifier : il était 3h16, je vous épargnerai les secondes n'ayant noté ce détail. Ne nous égarons pas pour autant. Restons sur le sujet. Vous noterez néanmoins au passage comme les deux phrases qui précèdent me font gagner du temps sur mon sujet. Elles ne le traitent et pourtant sont pleines de bonne volonté à son égard. Peut-être oraliserais-je trop mon écriture ? Je m'égare encore et pourtant j'étais prévenu par un "Gare à toi si tu t'égares !" tonitruant à mes fragiles oreilles. Re-égarons-nous sur le sujet si vous me le permettez.

France Télécom, disions-nous pour le sujet du jour (comme il existe le plat du jour). France Télécom à cela d'utile maintenant qu'un simple appel sur son serveur vocal automatique (j'y reviendrais dans un autre billet) suffit pour s'abonner à moult services gratuits ou payants. C'est ainsi qu'à peine mon téléphone posé sur mon bureau (17h) et branché à la prise (17h01 le temps de la trouver), il me prit l'idée de me réabonner à la messagerie vocale gratuite offerte par l'opérateur dit historique (C'est certes plus long que "France Télécom", mais cela m'évitait de le dire une fois de plus dans ce billet). Le serveur de sa voix inqualifiable me confirme mon abonnement et m'informe de la disponibilité du service sur ma ligne à compter du lendemain. Je confirme ! A 3h16 (donc), le téléphone sonne, c'est la messagerie vocale qui est heureuse de m'annoncer qu'elle fonctionne dès la présente minute et que je peux sur le champ la configurer si je désire. A cette heure-ci, Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs de FT (quel doux surnom !) je DORS, ou si je ne fais que semblant, j'aimerai que l'illusion en soit parfaite à vos yeux et qu'ainsi vous évitiez de me déranger à cette heure-là. Me risquerais-je à vous demander de reconfigurer votre serveur pour lui dire d'appeler uniquement pendant des heures convenables ? Si encore je demandais l'activation en appelant le serveur sur le coup des 3 heures du mat', je comprendrais que celui-ci se venge en m'appelant dans le quart d'heure suivant (Encore aurait-il une minute de retard, oui, oui, relisez l'heure au début du post, et vous lirez qu'il était 3h16), mais par contre s'il ne le fait dans le quart d'heure, il aurait la gentillesse de ne le faire qu'après mon réveil officiel (7h00), je ne lui demande pas d'attendre l'officieux (11h30).

Peut-être me direz-vous pour finir que c'est bien fait pour ma poire de n'avoir pas débranché mon téléphone pour la nuit ? Auquel cas je ne vous salue point. Dans le cas contraire, je vous remercie d'avoir assisté à l'exploitation nocturne de mes délires diurnes, à moins que ce ne fusse l'inverse. Qui sait ?

samedi, février 21 2009

Pourquoi veulent-ils tous se lever pour Danone ?

Publication originale le 23 Juillet 2005

La rumeur de rachat du premier groupe agroalimentaire grand public de France a refait son apparition. Cela a donné l’occasion à la classe politique de se lever dans un élan de déclarations de principe, exercice qu’elle affectionne tout particulièrement.

En effet, nos dirigeants (de droite ? le sont-ils encore ou cherchent-ils à conquérir l’électorat de gauche modérée ?) se sont insurgés contre le rachat possible de Danone par Pepsico. Il condamnent ce rachat (comme ils sont tout aussi prompts à condamner les attentats, fussent-ils de Londres ou de Charm el-Cheikh) au nom de l’indépendance des entreprises françaises (surtout quand ce rachat vient des Etats Unis). Ce qui est amusant dans l’affaire, c’est que ce sont les mêmes qui se félicitent lors du rachat d’une entreprise étrangère par une firme française. Parfois c’est même l’Etat qui le fait lui même. Il y a quelques années, France Telecom appartenait encore majoritairement au secteur public, c’est ainsi que Michel Bon à la tête de l’entreprise de télécommunications s’était lancé dans le rachat d’Orange à coup de milliards d’Euro d’argent public.

D’abord, qu’est-ce qu’une entreprise/firme française ? Est-ce que cela à encore un sens (autre que fiscal/comptable) d’attribuer une nationalité à une entreprise ? A l’heure de la mondialisation, de l’internationalisation plutôt devrait-on dire, de l’intégration mondiale dit-on aussi, les entreprises sont amenées à développer leur ventes vers l’international, à offrir leur services/compétences partout autour du globe.

Ainsi la classe politique (c’est classe d’appeler cette bande de requin comme ceci), préconise de déployer tout l’arsenal possible pour empécher toute OPA hostile sur l’entreprise de Franck Riboud (patron du groupe Danone). Cela veut donc dire, on établit des règles du jeu, et quand bien même l’adersaire viendrait à gagner, on modifie alors les règles. Cela fait quand même un peu “mauvais perdant” !

N. Sarkozy affirme qu’il est opposé à une “nationalisation rampante” de Danone, mais en revanche il est favorable à une prise de participation (conséquente ?) de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) dans cette même entreprise. Chez moi, le fait par une banque publique ou assimilée d’acheter des parts d’une entreprise privée est une nationalisation (et même pas rampante en prime !).

La droite est-elle encore libérale ? M. Madelin, revenez !!!

jeudi, février 19 2009

La médecine se vaccine

Publication originale le 25 Février 2005

Chaque année le sujet - piquant - revient. On pourrait croire son apparition réglée comme du papier à musique, chacun y va de son couplet, et pourtant le débat ne s’élève presque jamais. La question est simple : faut-il rendre obligatoire la vaccination du personnel soignant ? Ce qui normalement devrait relever d’une conscience professionnelle a-t-il besoin d’une loi pour être appliqué ? En effet, le coeur de métier des professions médicales et paramédicales - métier de coeur, s’il en est - est de soigner le patient, pas de lui transmettre d’autres infections quand ses défenses immunitaires sont diminuées. Combien de personnes contractent-elles chaque année la grippe après avoir été en contact avec des professionnels de santé, porteurs sains du virus ou fréquenté des salles d’attente surchauffées et pleines à craquer ? Loin de l’idée de jeter l’opprobre sur l’hygiène médicale, cette interrogation portée par le débat se veut plus une piste de réflexion pour éviter les infections nosocomiales, c’est-à-dire contractées dans le cadre des soins. Pourquoi certains professionnels ne se vaccinent-ils pas alors ? Auraient-ils peur d’une piqûre ? Douteraient-ils de l’efficacité du vaccin ? Peut-être est-ce tout simplement parce qu’il n’est pas pratique de s’auto vacciner : imaginez un médecin la tête à l’envers en train de se trouer l’épaule ! Peut-être pourraient-ils aller se déshabiller chez un confrère - ou une consoeur -, après tout il n’ont rien à cacher et cela leur éviterait une partie de cache-cache avec le virus, qui lui n’aurait plus qu’à aller se rhabiller ! Ce billet d’humeur n’est pas pour piquer au vif les acteurs de santé concernés. Un rappel - de piqûre -, le service de médecine du travail du centre hospitalier général de xxxxxxxxx propose tous les ans aux 1200 membres de son personnel de se faire vacciner gratuitement, entre autres, contre la grippe. Or cette année, seulement 84 personnes ont recouru à cette campagne, les autres l’ayant peut-être fait à titre privé.

Billet d’humeur paru le 24/02/05 dans le Dauphiné Libéré